Cette saison, au travers de son fil rouge « Résiste ! », Archipel 19 explore l’engagement sous toutes ses formes : des grandes luttes politiques aux petits gestes du quotidien, nous faisons face à l’actualité morose en choisissant d’agir, de créer et de rêver ensemble.
« Les grands bouleversements sont nés dans la tête des rêveurs… être créatif, ce n’est pas fuir la réalité, c’est la transformer à coups d’idées et d’actions », écrit Salomé Saqué. Inspiré·es par ces mots, nous tisserons ce fil rouge à travers des spectacles, des films, des ateliers, mais aussi dans nos pratiques en interne, et dans des projets participatifs et citoyens menés dans la durée.
Nous avons choisi d’aborder la lutte contre les violences policières, l’émancipation des femmes, la Palestine, le sort des migrant·es, l’ubérisation du travail, ou encore la protection de l’environnement.
Nous tentons de cultiver l’esprit critique, la solidarité et l’espoir, pour faire de cette saison une opportunité de transformation joyeuse et collective.
En novembre dernier, pour le premier temps fort de la saison, nous avons réalisé un focus féministe inspiré du cri de ralliement scandé dans les rues d’Iran, d’Afghanistan et bien au-delà. « Femme, Vie, Liberté » incarne une lutte universelle pour l’émancipation, la dignité et la justice. À travers des films, un spectacle, une performance, des discussions et des moments d’action collective, nous avons mis en lumière les multiples formes de résistance des femmes face aux dominations, aux violences, à l’effacement, à l’oppression. Parce que résister, c’est aussi raconter, créer, s’organiser, et faire entendre sa voix.
En avril, avec « Insoumissions », nous aborderons les violences institutionnelles : celles qui brisent des vies, effacent des voix, détruisent des forêts et déplacent des peuples. À travers des films, un spectacle, une rencontre littéraire et des ateliers, nous mettons en lumière celles et ceux qui font face, qui se relèvent, qui transmettent et qui luttent. Des histoires de mémoire, d’amitié et de résistance, pour rappeler que contre les mécanismes d’oppression, il reste toujours des gestes pour résister, se soutenir, témoigner et « vivre à nouveau ».